Retour sur 10 ans d’évaluations RSE

L’AFNOR sort un nouveau Livre blanc qui fait le point sur 10 ans d’évaluations RSE.

Ce livre blanc dégage des tendances et bonnes pratiques tirées de plus d’une centaine d’évaluations selon le modèle d’évaluation Engagé RSE, développé en cohérence avec les lignes directrices de l’ISO 26000, sur l’ensemble des principes, questions centrales
et domaines d’actions de la norme internationale. L’évaluation permet de cadrer la démarche de responsabilité sociétale des organisations, afin de formaliser une stratégie qui accompagnera leurs actions et projets.

Il en ressort que la participation des parties prenantes à la définition de la stratégie RSE permet une meilleure prise en compte des enjeux et impacts liés à l’activité des organisations, notamment en interne où une large consultation permet de mieux mobiliser les salariés.

La prise en compte de la RSE dans la gestion des ressources humaines de l’entreprise permet de faciliter le dialogue social grâce à une dynamique d’écoute et d’échanges, de responsabiliser les acteurs pour encourager la lutte contre les discriminations et accompagner la maîtrise des enjeux de santé et de sécurité au sein de l’organisation, ainsi que la qualité de vie au travail.

L’intégration d’une dynamique d’éco-socio-conception dans la démarche d’innovation des entreprises reste une vraie difficulté, pourtant source de bénéfices en terme de prévention et d’anticipation des risques. En revanche, des progrès sont constatés dans la relation des entreprises avec leurs fournisseurs.

La relation au territoire est également dans une dynamique positive, avec un bémol cependant sur la thématique de la biodiversité qui reste très en retrait par rapport aux autres enjeux environnementaux.

Enfin, le livre blanc rassemble des bonnes pratiques relevées par secteur d’activité :

  • Construction et BTP
  • Banques, assurances et mutuelles
  • Santé et actions sociales
  • Agroalimentaire
  • Industrie
  • Secteur public

Télécharger le livre blanc sur le site d’Afnor

Santé et sécurité au travail : l’ISO 45001 est publiée

Santé sécurité au travail : l'ISO 45001 publiée en mars 2018

Approuvée par 93 % des pays représentés, l’ISO 45001 prend en compte des principes de base de la prévention auxquels elle est particulièrement attachée.

Les exigences relatices à la participation et à la consultation des salariés et de leurs représentants dans le déploiement d’une politique de santé et sécurité pourront s’appuyer en France sur la nouvelle instance que constitue le Comité social et économique (CSE). Au-delà d’une gestion de risque classique, la norme volontaire contribuera à mieux prendre en compte la santé et la sécurité des travailleurs, ainsi que la mise à disposition de lieux de travail sûrs et sains.

Dernière brique du triptyque, l’ISO 45001 prend sa place attendue en remplacement de l’OHSAS 18001 utilisée jusqu’alors, et permettra aux organisations de parachever la rénovation et l’intégration de leur système de management en qualité-sécurité-environnement (QSE).

Les coûts de la non qualité dans l’industrie

L’Afnor publie les résultats de la dernière enquête sur ‘Les coûts de la non qualité dans l’industrie‘. Il en ressort que les entreprises peinent à mesurer ces coûts, par manque de temps, difficultés techniques, ou liées au facteur humain.Enquête-nationale-les-coûts-de-la-non-qualité-dans-lindustrie

Les réponses passent par la capacité à développer des indicateurs en commençant par les indicateurs clés facile à mesurer, complétés par des indicateurs qualitatifs, en élargissant le champ des parties intéressées concernées, et en mettant en place un suivi régulier.
Certains, comme ceux relatifs aux faiblesses managériales (non mesurées pour 60% des répondants), nécessitent d’impliquer tous les acteurs, et notamment le personnel pour faciliter le partage d’informations.
La version 2015 de l’ISO 9001 contribue à renforcer la réflexion sur les risques et opportunités, apport indiscutable dans l’anticipation et le pilotage par la direction de l’entreprise, en restant vigilant sur les actions à mettre en oeuvre face à ces risques et opportunités, et l’évaluation de leur efficacité.
Le système de management et ses objectifs doivent être remis en perspective au regard  du contexte évolutif de l’organisation. La gestion de la connaissance, et la capacité à mobiliser la ressource en interne, sont au coeur du dispositif de management de la qualité. Enfin, le champ des parties intéressées, outre le client, doit également intégrer les fournisseurs, pour lesquels l’évaluation et la surveillance des performance sont un facteur clé.